vignettage photographie

Jean-Marie Jaouen

Quand je parle de moi.

J’ai commencé la photographie à 11 ans, il y a donc quarante-cinq ans, avec mon grand frère.
La salle de bains devenue laboratoire s’est transformée en zone de découvertes et d’expérimentations. Les images étaient plutôt grises, poussiéreuses et les résultats… aléatoires ! Mais je n’ai jamais arrêté : le virus photographique s’est mué en mode vie.

J’ai suivi les évolutions techniques et la révolution digitale sans jamais me détacher de l’approche traditionnelle argentique. 

J’ai découvert à 24 ans la pratique de la chambre photographique grand format, me permettant d’accéder à une qualité incomparable et surtout d’avoir une approche de la prise de vue différente. Cette technique pousse à prendre le temps de prendre le temps. Pour les paysages, comme pour les portraits. La discipline est exigeante, l’installation est longue, le négatif est coûteux… je fais donc attention à la lumière, à mes réglages, aux postures de mes modèles.

Puis j’ai découvert en 2022 une pratique historique datant de 1851, la technique du collodion humide. Encore plus long, plus compliqué et plus aléatoire mais tellement gratifiant quand on réussit ! Bien sûr, j’utilise aussi les technologies récentes avec des caméras bardées de pixels et un ordinateur puissant. Mais finalement, je continue à prendre mon temps. Quand même.

J’ai découvert plus tard que les images « trop claires ou trop sombres dans les coins » souffraient d’un défaut qu’on appelle le vignettage (ou vignetage). J’ai toujours trouvé ça plutôt joli. Assombrir les coins me donne une proximité avec le sujet, qu’il soit vivant ou inerte. C’est une affaire de goût. Et la photographie est une affaire de goût, non ? Alors, voilà pourquoi mon site internet s’appelle « vignettage » , avec deux « t » (c’est plus guilleret).

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à regarder mes images que j’en ai eu à les capter.

Bien à vous.

Jean-Marie Jaouen

www.vignettage.com